• Les racines de mon arbre

Le vannier

S’atteler à faire son arbre généalogique consiste à retrouver des noms et prénoms, des dates, des liens de parenté, des lieux, des actes d’état civil et autres documents. En marge de ces recherches, j’éprouve beaucoup de plaisir à découvrir les différents métiers exercés par mes aïeuls. Je parcours les livres et les sites web qui évoquent les métiers d’antan, disparus ou toujours pratiqués de nos jours. Mes lectures me dévoilent les origines et les histoires de ces métiers, les techniques pratiquées mais aussi leurs mots et expressions ainsi que les outils utilisés.


Dans une de mes branches paternelles, un aïeul exerçait le métier de vannier. Ce métier existe depuis très longtemps (panier de Moïse !) et existe encore de nos jours.


Nos aïeux le pratiquaient soit comme une activité artisanale à plein temps, soit en marge d’une activité agricole. Il se pourrait que l’origine de ce métier soit issue du monde agricole parce que des paniers servaient à vanner le grain. Au 19 ème siècle, la vannerie connaît un essor considérable avec l’accroissement de la production agricole, de celle de la pêche et le développement du chemin de fer : transport des marchandises.


Malgré cela, les vanniers continuent de vivre misérablement tout en pratiquant un métier pénible. A partir de fines baguettes de bois flexibles (chêne, châtaignier, noisetier, coudrier mais principalement l’osier) ou d’autres tiges naturelles (rotin, paille, roseaux…) ils tressent et tissent pendant des heures, bien souvent assis sur un siège bas ou accroupi à même le sol dans une atmosphère humide. Ils fabriquent des paniers à provisions, des paniers à bois, des hottes, des corbeilles pour les boulangers…et même des berceaux. Ils colportent leur production de villages en villages, de villes en villes.


Le vannier utilisait et utilise les outils suivants : le couteau, la serpette, la serpe, la faucille, le sécateur, le poinçon, la batte, la plane, l’épluchoir à osier, le banc à planer…


La profession s’écroule dans les années 1950 – 1960. D’une moyenne de 45 000 vanniers en France à cette époque-là, il en reste moins de 200 aujourd’hui. Plusieurs musées dédiés à la vannerie sont implantés en France. Pour n’en citer qu’un, la Coopérative Vannerie de Villaines, située dans le village troglodyte de Villaines-les-Rocher (37). Je dédie ces quelques lignes à mon aïeul Jean Baptiste Augustin CHAMPAGNE (1810 – 1871) ayant exercé ce noble métier dans ma commune natale Saint-Michel (02).

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